Une cérémonie réussie

La cérémonie d’ouverture de Science en Fête tenue à Ngambe-Tikar en décembre 2014 a été honorée par la présence bienveillante de Mme l’Ambassadrice de France au Cameroun. Son discours est téléchargeable en ligne sur le site de l’Ambassade de France. A l’issue des festivités, Mme C. Robichon a été intronisée « Mère des Chefs » par les autorités traditionnelles de l’arrondissement de Ngambe.

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Science en fête en plaine Tikar !

ngambe Du 2 au 5 décembre 2014, la plaine tikar fête la science à Ngambe Tikar ! Ouverte à tous, cette rencontre organisée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), la ville de Ngambe Tikar et les communautés locales de l’arrondissement, donnera lieu à un séminaire destiné à partager les résultats de recherches menées au cours de ces deux dernières décennies par l’IRD, en partenariat avec de nombreux chercheurs camerounais et étrangers. Réalisée entre étroite collaboration avec les autorités locales, la société civile et les opérateurs économiques qui interviennent dans l’arrondissement, cette manifestation festive proposera des conférences thématiques, des tables-rondes, des projections publiques de documentaires scientifiques, des posters et des expositions. Des performances scéniques et une excursion dans le village de Nditam viendront agrémenter ce rendez-vous exceptionnel.

Voilà donc l’occasion d’apprécier la richesse de la culture tikar comme de redécouvrir l’ambitieux programme scientifique intitulé “Exploitation des Écosystèmes et Équilibre du Milieu en Afrique Centrale”, conduit de 1993 à 1998 pour élaborer des politiques de gestion durable de la biodiversité tropicale tout en assurant le bien-être des populations. Ces journées sont aussi un prétexte festif et communautaire pour mettre en lumière l’une des régions les moins peuplées et les moins connues du Cameroun : la plaine tikar, qui est paradoxalement un territoire emblématique des enjeux socio-environnementaux auxquels est aujourd’hui confrontée la nation.

Mme Christine Robichon, Ambassadrice de France au Cameroun, honorera la fête de sa présence, au côté de l’ensemble des élites et de la diaspora tikar, des médias nationaux, des universitaires et des chercheurs de toutes les disciplines concernées (écologie ; sciences humaines et sociales ; nutrition, génétique et sciences biomédicales) comme des représentants des ministères afférents. De grandes institutions de recherche et de développement ainsi que de nombreuses ONG œuvrant dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la préservation de l’environnement, sont également conviées.

En dehors de restituer un vaste travail de manière festive, démocratique et accessible à un large public, cette rencontre est surtout un prétexte à faciliter l’échange entre communautés locales, décideurs politiques, opérateurs économiques et acteurs du développement et de la conservation, tous engagés dans l’émancipation raisonnée et durable de cette vaste zone de contact entre forêt et savane.

Venez nombreux pour que l’union fasse la force et que vivent la science et les Tikar !

Edmond Dounias, Mathilde Annaud, Martin Mgbedie et Joseph Fumtim (pour le comité d’organisation)

Téléchargez en un clic la plaquette de cet événement, incluant le programme détaillé.

Naja royal

najaro1Aux dires du spécialiste en la matière, Feu Raymond Pujol (Muséum d’Histoire Naturelle de Pairs), le gros Naja melanoleuca photographié ici serait à même de supplanter le spécimen de taille record, répertorié par ses soins en 1965 en RCA. L’animal long de 2,75 mètres pour 3kg 650 était en effet jusqu’alors le tenant du titre. Force est d’avouer qu’il va le rester, même si l’exemplaire présenté ici fait rosir de jalousie l’éminence précitée. En effet, Mathilde Annaud s’étant contentée pour sa part de photographier le reptile (sans le peser ni le mesurer) pour le consommer ensuite de bon coeur avec ses hôtes Tikar, le record ne peut-être prouvé… Notons par ailleurs que Edmond Dounias (IRD) a pour sa part mis en boite et en formol un reptile de taille similaire tué par ses soins, mais dont la supériorité en poids reste à vérifier. (Signalons aussi que l’identité ethnique du chasseur diffère de celle du gibier. Tandis que le Naja est un Tikar, Jean est un Gbaya immigré en pays voisin qui fait ce jour l’admiration toute particulière des villageois autochtones (Village de Tcinji, Plaine tikar, 1998).